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2022 | Dédale d’Eric Pelletier

Un livre pour explorer Tokyo autrement

Dédale d’Eric Pelletier

Le projet d’Eric Pelletier est né tout d’abord de la joie simple d’explorer une ville.


Vous pouvez soutenir également ce projet en participant sur KISSKISSBANKBANK du 14 juillet au 1er septembre 2022. Pour accéder à la page, cliquer ici.


 

Pour le photographe, voir un endroit sur une carte et y aller, relève à la fois d’une pratique d’exploration (qu’il fait à vélo) et d’une approche photographique. Ce qui intéresse Eric est de pouvoir voir (et photographier) le lieu que son doigt pointait sur la carte avant son départ en excursion. Cette confrontation du réel de l’endroit à son imagination du lieu pointé sur la carte donne de la profondeur visuellement et intellectuellement à la photographie qu’il fait une fois arrivé sur place.

Eric Pelletier a aussi une autre règle qui est de ne jamais regarder sur son portable pour voir où il est durant le voyage. Il a identifié géographiquement le point de départ et le point d’arrivée mais n’a pas étudié ce qu’il verra sur sa route. Il se laisse surprendre et reprend cette surprise dans sa photographie en saisissant à la volée les instants de la vie humaine qu’il rencontre en chemin.

Eric explore alors la mégalopole Tokyoïte comme un labyrinthe avec des cul-de-sac et des créatures légendaires. Tokyo devient une planète à part entière, un dédale sans fin avec une sortie qui n’est juste qu’une fin d’exploration… souvent au lever du petit jour…
 

Le photographe
Éric Pelletier est un artiste plasticien de Montréal, installé au Japon depuis une dizaine d’années. Il explore différentes techniques d’art japonais qu’il confronte à son savoir occidental de graphiste. Cela donne des oeuvres stylisées graphiquement et riches de détails de la vie quotidienne des japonais.

En dehors de ce magnifique travail graphique, Eric Pelletier se met à la photographie, perché sur son vélo et l’oeil au plus près de l’activité humaine. Il s’infiltre dans le quotidien de la ville, souvent de nuit, et prend ses photos tel un fantôme, sans déranger ou en totale connivence avec la personne photographiée.

Pour Eric Pelletier, la photographie est un sport, comme le jogging. Si on ne le pratique pas régulièrement, il sera dur de faire le marathon. Eric se prépare, se met mentalement en mode «photographie » pour parcourir la ville de Tokyo et capturer des images sans imposer son regard ni sa présence. Ce n’est pas un chasseur de photos à la recherche d’une « victime » à shooter. On pourrait le voir comme un photographe « Carpe Diem » ! Eric vit le moment présent et cherche donc à photographier les gens d’un oeil honnête sans chercher à les influencer, en les laissant dans leur intimité.

 


Un aperçu du livre